Notre engagement environnemental

Le savon est un produit écologique à son utilisation, cela ne fait aucun doute. Mais qu’en est-il de ses conditions de production, de fabrication ? Quels sont les impacts des savonneries sur le milieu naturel ?

Un produit ne doit pas uniquement être qualifié d’écologique sur ses conditions d’impacts à l’usage, mais il faut tenir compte de l’ensemble de son cycle de vie et en particulier de ses conditions de fabrication. Produire un savon de Marseille au chaudron, sans outil de traitement des eaux usées, en déversant tout dans les égouts ne conduit pas à un produit écologique.

SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE, selon la réglementation environnementale est soumise à autorisation préfectorale d’exploitation. Ainsi toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour s’approcher d’un impact neutre d’un point de vue environnemental, sous la surveillance des services de l’Etat français (DREAL).

Les installations de fabrication de savons sont soumises à certaines contraintes environnementales issues, en particulier, de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (article L. 511-1 et suivants du code de l’environnement).

Cette classification réglementaire a pour historique les anciennes méthodes de production au chaudron, qui présentent un impact environnemental important de par leurs rejets de process. 


Sur le régime de classement des installations

En pratique, les installations de fabrication de savons peuvent relever :
  • soit du régime de la déclaration au titre de la rubrique 2630 de la nomenclature des installations classées (dès lors qu’elles produisent au moins 1 tonne de savon par jour) ;

  • soit du régime de l’autorisation au titre de la rubrique 3410 de la même nomenclature (dès lors qu’elles sont considérées comme fabricant en quantité industrielle des tensioactifs et agents de surface).
Il va sans dire que le régime de l’autorisation (cas de SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE) présente un caractère nettement plus contraignant que celui de la déclaration.

Or, si l’on s’en tient aux textes communautaires qui sont à l’origine de la création de la rubrique 3410, la plupart des installations de production de savons par transformation chimique doivent, en principe, être classées dans le régime de l’autorisation dès lors que leur production présente un caractère commercial.

Néanmoins, il est certain que toute installation de production de savons doit, à tout le moins, relever du régime de la déclaration au titre de la rubrique 2630 dès lors que sa capacité de production est supérieure à une tonne par jour.


Sur le respect des prescriptions techniques applicables aux installations de fabrication de savons

Quel que soit le régime auquel elles sont soumises, les installations de fabrication de savons doivent respecter certaines prescriptions techniques de fonctionnement, notamment en ce qui concerne les rejets dans les eaux.

Précisément et sur ce point, les installations relevant du régime de l’autorisation doivent respecter les prescriptions de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation, tandis que celles soumises à déclaration relèvent de l’arrêté ministériel du 5 décembre 2016 relatif aux prescriptions applicables à certaines installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration.

En d’autres termes, la quasi-totalité des installations françaises de fabrication de savons est, en la matière, théoriquement soumise à des règles extrêmement contraignantes. Le respect de ces règles implique d’ailleurs de la part de ceux qui s’y conforment des investissements particulièrement onéreux.

Toutefois, et en pratique, …. 


SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE

Depuis la reprise de la société en 2006, les dirigeants ont eu a cœur de travailler avec les autorités pour conduire au respect des normes applicables et en particulier l’arrêté ministériel du 2 février 1998.

Une savonnerie a deux sources majeures de pouvoir polluant : la saponification, et la formulation/conditionnement.
  1. Pour la saponification, SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE dispose d’un outil de traitement de toutes les eaux de lavages et eaux glycérineuses. Ainsi, les processus de saponification pour un volume de plus de 6000 tonnes annuelles de savon, conduisent à zéro rejet dans le milieu naturel et moins de 7 tonnes par an de concentré de boues organiques naturelles qui sont incinérées pas un organisme agréé. La glycérine concentrée dans le processus de traitement des eaux est valorisée pour des usages industriels.

  2. Pour la formulation/conditionnement, la principale source de pollution est le lavage des bacs de mélanges des additifs. Notons bien que cependant, ces derniers sont usuellement facilement biodégradables puisque destinés de par l’usage du produit « savon » à finir dans les égouts ! SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE dispose d’une convention de rejet avec la station d’épuration de la Petite Californie à Rezé. Ces rejets industriels, traités selon les normes et contraintes acceptables en station d’épuration, rejets biodégradables à plus de 98%, représentent un équivalent habitant inférieur à 100 personnes en 2018. Ces rejets sont en conformité avec les exigences réglementaires et en particulier celle de l’arrêté du 2 février 1998.
Les autres déchets dans le cadre du respect de la réglementation font l’objet d’un traitement par des organismes agréés. Chaque année, SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE déclare son impact environnemental sur le site du ministère de l’Environnement (déclaration GEREP). Chaque année, SAVONNERIE DE L’ATLANTIQUE fait l’objet de contrôle de la part des inspecteurs des services de l’Etat. Tous les déchets recyclables font l’objet d’un traitement approprié.